Défiscalisation immobilière ou comment réduire ses impôs ?

Défiscalisation immobilière

Depuis plusieurs années, on a pu constater une pénurie en matière de logement. Ainsi, pour inciter les investisseurs dans les placements immobiliers, de nombreux dispositifs ont été mis en place par le gouvernement, permettant de réduire légalement ses impôts. Mais pour les personnes fortement imposées, il est aussi possible d’alléger les impôts via d’autres dispositifs…

L’investissement dans l’immobilier : pour réduire considérablement ses impôts !

Les dispositifs de défiscalisation permettent en effet de payer moins d impôts. La loi Pinel est un dispositif valable jusqu’au 31 décembre 2021 et profitable pour ceux qui paient à partir de 1 500 euros jusqu’à 9000 € d’impôt sur le revenu. Les conditions ? Vous devez investir dans un immobilier neuf ou ancien rénové (c’est-à-dire respectant les normes RT et labélisé BBC ou bâtiment basse consommation), situé dans l’une des zones éligibles (A, A bis et B). Le logement doit être loué pendant 6, 9 ou 12 ans. Et la valeur ne doit pas dépasser 300 000 euros. La déduction d’impôt est de 12%, 18% ou 21% du montant investi dans la limite de 63 000 € sur 12 ans.

Exemple : Si vous avez acquis une maison à 200 000 €, louée sur 12 ans. Alors, la réduction d’impôt sera de 42 000 € sur 12 ans. Si vous devez payer 8 000 € d’impôts sur le revenu, alors, vous pouvez en déduire 3 500 € chaque année. Ce qui vous fera au final 5 500 €. N’hésitez pas à faire une simulation pour déterminer si l’investissement en vaut le coup ou non.

Par contre, pour ceux qui souhaitent investir dans une résidence de service meublée (tourisme, étudiante ou EHPAD) ils peuvent profiter de la loi Censi-Bouvard pour défiscaliser 11% d’impôts. Pour le statut de loueur meublé non professionnel ou LMNP, la TVA est récupérable.

Il y a également la loi Malraux qui concerne les biens situés dans des zones sauvegardées qu’il faudrait rénover. La réduction d’impôt est évaluée à 22% ou 30% des montants dépensés dans les travaux de rénovation, à hauteur de 100 000 euros par année. La loi Monuments Historiques a aussi le même principe que la loi Malraux, mais touche principalement les bâtiments classés « monuments historiques ». 100% des dépenses liées aux travaux de réhabilitation sont déductibles.

Les travaux de rénovation : pour alléger ses impôts

Si vous envisagez d’entreprendre des travaux d’amélioration de la performance énergétique de votre résidence principale, vous pouvez être éligible au CITE ou Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique. Les biens concernés sont les bâtiments achevés depuis plus de 2 ans. Il peut s’agir des travaux d’isolation des combles (isolation thermique des toitures, des murs, des planchers bas, etc.), d’installation de chaudières à gaz condensation ou de changement de chaudière fonctionnant via une énergie renouvelable. Depuis le 1 er janvier 2019, le remplacement des fenêtres à simple vitrage est éligible au CITE avec un taux de 15%. En tout cas, le CITE ouvre droit à un crédit d’impôt de 30% du montant total engagé (équipements et/ou main d’œuvre), dans la limite de 8 000 € pour un célibataire et de 16 000 € pour un couple. Cette somme est ensuite majorée de 400 € par personne à charge.

Attention ! Le crédit d’impôt deviendra une « Prime» pour l’année 2020, versée à la fin des travaux. Et pour en bénéficier, les travaux doivent être confiés à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Le service à la personne pour diminuer ses impôts

Si vous engagez des personnes à domicile, vous pouvez également réduire vos impôts ou obtenir un crédit d’impôt. Sont concernés

·      Les salariés employés à domicile pour la garde des enfants, pour le soutien scolaire, pour le jardinage, pour le ménage, pour les petits travaux de bricolage et pour la préparation de repas

·      Les services d’assistance aux personnes âgées et/ou handicapées

·      Et les services d’assistance informatique et internet

Ce dispositif permet de bénéficier d’une défiscalisation très intéressante, car l’avantage fiscal équivaut à 50% des sommes investies, avec un plafond de 12 000 €, majoré de 500 € par personne à charge. Toutefois, pour les personnes invalides ou ayant un enfant handicapé à charge, la limite est de 20 000 € par an. Si vous devez donc payer 6 000 € d’impôts sur le revenu et que vous bénéficiez d’une réduction d’impôt de 2 000 €. Il ne vous restera plus que 4 000 € à payer.

Les placements financiers : pour défiscaliser ses revenus

Pour ceux qui envisagent de mettre de côté de l’argent, les produits d’épargne retraite peuvent vous aider à défiscaliser une partie de vos revenus imposables. Pour le PERP ou Plan d’épargne retraite populaire, les sommes versées sont exonérées, à hauteur de 10% du montant total de ses revenus nets annuels ou de 10% du plafond annuel de la Sécurité sociale. Cependant, au moment du départ à la retraite, le capital est perçu comme une rente viagère, soumise à l’impôt.

On peut aussi citer le contrat Madelin accessible uniquement aux travailleurs non salariés. Le fonctionnement est similaire au PERP. Cependant, la somme versée ne doit pas dépasser 10% des bénéfices imposables réalisés. Il en est de même pour le régime Préfon. En tout cas, le montant de la déduction est reportable dans les trois années qui suivent.

Vous pouvez également investir dans un fonds d’investissement de proximité FIP ou un fonds commun de placement dans l’innovation FCPI. Pour profiter de l’avantage fiscal de 18%, les parts ne doivent pas être cédées au moins pendant 5 ans. Le plafond de la réduction est de 2 160 € pour un célibataire et 4 320 € pour un couple. Par exemple, si vous payez 6000 euros d’impots sur le revenu et que vous avez atteint le plafond, alors, vous ne payez que 3 840 €.

Investir dans une PME ou dans sa propre entreprise (constitution d’une société ou augmentation de capital) permet aussi d’obtenir une réduction d’impôt de 18%. Cependant, les versements sont limités à 50 000 € pour une personne seule et 100 000 € pour les couples. Attention ! Pour les souscriptions réalisées entre le 1er janvier 2018 et 31 décembre 2019, le taux passe à 25%. Attention ! Les titres ne doivent pas être cédés avant 5 ans.

Les autres possibilités !

Une baisse d’impôt de 75% est envisageable si vous faites des dons à un organisme d’intérêt général ou à une association d’utilité publique, avec une réduction de 20% du revenu imposable. Le montant de l’investissement ne doit pas excéder 530 euros. Au-delà de cette somme, l’allègement fiscal sera de 66%. Par exemple, si vous payez 7 000 € d’impôts sur le revenu, grâce à cet avantage fiscal, vous pourrez réaliser d’importantes économies…

Pour les ascendants ou descendants en difficulté, les versements réguliers peuvent faire l’objet d’une déduction d’impôt sur le revenu imposable. Pour les parents sans ressources suffisantes, il n’y a pas de plafonnement. En revanche, pour les enfants majeurs, la limite est fixée à 5 795 €.

Pour les enfants scolarisés, vous pouvez profiter d’une réduction d’impôt forfaitaire de 61 € pour un enfant au collège, de 153 € pour enfant au lycée et de 183 € pour un à l’université.

Si vous hébergez en permanence une personne de plus de 75 ans qui n’est pas un membre de la famille, vous pouvez déduire de vos revenus imposables les dépenses liées : médicaments, nourriture, logement, etc., à hauteur de 3 445 €.